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Compte-rendu des Assises Universitaires 2014-2015

29 et 30 septembre 2014

En étant une nouvelle fois multidisciplinaires, les Assises universitaires organisées à l'Université pédagogique de la ville de Moscou ont rempli l’un des objectifs de l’enseignement du FLE aujourd’hui.

Grâce à un panorama récapitulatif sur le travail du Réseau linguistique des Universités partenaires de l’Ambassade de France en Russie sur l’année 2013-2014, nous avons pu apprécier avec les professeurs de quelque 84 universités de la Fédération de Russie les nouveaux enjeux qui se présentent à nous en cette nouvelle année universitaire. Il a été rappelé les chiffres encourageants de la mobilité des étudiants russes en France et, surtout, le fait que la France comptait avec la Russie le plus grand nombre de programmes de double-diplômes, loin devant l’Allemagne ou la Grande-Bretagne.

Pour ce qui est de l’enseignement du FLE en lui-même, les perspectives offertes par les intervenants sont autant d’axes de travail dont nous devons tenir compte.

Pour Isabelle Gruca, il est en effet nécessaire d'adopter une approche exhaustive de l’enseignement des langues en donnant à la littérature la place qui lui revient. La littérature porte en elle l’universel-singulier, nous permet de constater qu’en comparaison interculturelle, nous sommes à la fois si semblables et si différents. Même si nous faisons la part belle à l'approche communicative et actionnelle, le texte littéraire reste une constante.

Aujourd'hui, l'enseignement-apprentissage des langues passe bien évidemment par le recours aux NTIC et à ce que François Mangenot appelle le web social. La didactisation des réseaux sociaux est un facteur de motivation chez l'apprenant et permet d'intégrer l'apprentissage dans une dimension actionnelle puisque l'étudiant apprend en apportant de vraies contributions sur la toile.

Pour ce qui est de la perspective de mobilité étudiante, Chantal Parpette a présenté une méthode de constitution de données pour préparer un programme de français sur objectif universitaire. En constituant des exercices de FOU, nous contribuons à préparer les études des établissements d’enseignement supérieur français et permettons aux étudiants de contourner les difficultés quotidiennes, administratives ou méthodologiques de la vie dans une université française.

En expliquant les techniques de préparation et d'accueil des étudiants étrangers en école d’ingénieurs, Benjamin Barlet a souligné la spécificité méthodologique de ce type d’établissement en France et le volume de travail qui y est attendu.

La table ronde portant sur la construction de savoirs en langue étrangère a montré l'importance de former à travers l'héritage d'une culture des citoyens écoresponsables, un aspect crucial dans la vie professionnelle et privée. Isabella Borissova de l'Université Nord Est a partagé son expérience de la constitution de doubles-diplômes de programmes d'échanges avec les universités françaises sur un éventail de disciplines variées. Elle a ainsi montré que la spécificité d'une université résidait également dans son emplacement géographique et que nous pouvions également tirer profit de cette caractéristique pour proposer des programmes de Master spécifiques puisque chaque Master a besoin de présenter un caractère unique.

Dans sa présentation sur le français et la formation de la compétence de recherche : une question d'actualité ? », Olga Kozarenko de l’Université de finance près le gouvernement de la Fédération de Russie a démontré qu’un travail encore important devait être réalisé dans la constitution des savoir-faire en recherche, notamment lorsque l’on sait la place importante accordée par le système français à la méthodologie.

Concernant le développement des centres de langue et de culture françaises, il apparaît primordial de poursuivre chaque année le travail de collaboration avec les établissements basés en France même si les accords de partenariat existent.

En tant qu’enseignants du français, il est crucial de favoriser l’enseignement d’une seconde langue vivante en Russie car l’anglais étant une nécessité, le système éducatif doit pouvoir permettre l’introduction d’un deuxième idiome dès le secondaire afin de n’obliger les élèves à ne faire aucun compromis.

Ces Assises auront une nouvelle fois réuni les francophiles de Russie, les francophones du cœur, celles et ceux qui voient dans le français une langue de travail, une langue d’opportunités, une langue dans l’ère du temps, une langue internationale et/ou tout simplement une langue source de plaisir.

Nous remercions l'Ambassade de France de nous avoir fait (re)découvrir les nouveaux locaux de l'Institut français à l'occasion de ce chaleureux cocktail. De par sa beauté et son originalité, ce lieu est tout à fait à l'image de la place du français en Russie.