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LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE EN ROMANS : BARBUSSE, DORGELÈS, CÉLINE

Le 18 novembre 2014, dans le cadre de la commémoration du Centenaire de la Première guerre mondiale qui débute cette année et se poursuivra jusqu’en 2018, l'Institut français de Russie a organisé en collaboration avec l'Institut de littérature et de création littéraire Maxime Gorki, une conférence intitulée « La Première guerre mondiale en romans : Barbusse, Dorgelès, Céline » et présentée par Virginie Tellier, Attachée de coopération pour le français.

Cet exercice littéraire a consisté à proposer une lecture et une analyse d’extraits tirés des œuvres suivantes : Le Feu de Barbusse, Les Croix de Bois de Dorgelès et Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline. Les deux premières œuvres sont des témoignages autobiographiques rapportés par les auteurs de manière simultanée tandis que le dernier ouvrage offre un regard rétrospectif sur une expérience de la guerre également vécue par l’auteur.

Les extraits étaient répartis selon plusieurs axes de lecture : l’entrée en guerre, l’acte de tuer, l’éventualité de quitter le front, la mort ainsi qu’une réflexion sur la manière d’écrire la guerre.

Une approche intertextuelle a également été proposée en rappelant les liens que l’on peut établir entre ces œuvres et d’autres classiques de la littérature universelle.

Si nombre de ces extraits nous invitent à réfléchir sur l’enjeu de l’écriture et de l’indicible, Virginie Tellier a tenu à rappeler l’approche proposée par l’écrivain Jorge Semprun «  L’Écriture ou la Vie » dans lequel il explique que rien n’est indicible et que l’écrivain a justement le devoir de restituer les souvenirs dans la langue.

Il ressort de la lecture et de l’analyse de ces extraits que l’être humain est conçu comme une « machine à oublier » mais que « le roman est le refuge de la mémoire » et que la « littérature est un détour » qui permet la survie.

L'on peut dire d'une certaine façon que la commémoration est un exercice historique qui devient une réflexion sur soi-même à travers la littérature.

Le département des langues romanes de l'Université d'Etat de la région de Moscou tient à remercier Virginie Tellier pour la richesse et la profondeur de son exposé qui laisse une trace indélébile dans la mémoire des étudiants et des professeurs.