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Festival régional d’Ivantéevka

Le vendredi 27 novembre 2015 à Ivantéevka s'est déroulé le premier festival régional intitulé «Le français… qu'est-ce-que-c'est?».

L'école N2 de cette ville de 30 000 habitants de la banlieue de Moscou a décidé d'organiser une manifestation automnale consacrée au français, qui a pris la forme d'un véritable festival. Plus de 150 enseignants et élèves de toute la région de Moscou se sont réunis pour célébrer leur amour de la langue de Molière.

L'ouverture des festivités dans la salle des fêtes de l'école, pavoisée aux couleurs de la France, a été précédée d'une minute de silence, particulièrement émouvante puisqu'au même moment se tenait aux Invalides l'hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.

Le festival a ensuite débuté, prenant la forme d'un voyage onirique vers Paris. Une hôtesse et un steward ont donc conduit le spectacle dont les numéros se sont enchaînés à une vitesse impressionnante.

L'introduction, un très beau duo interprètant Un Ave Maria, a précédé les allocutions de bienvenue.

Svétlana Cherchniova, directrice de l'école, a salué les nombreux participants.

Puis Igor Skouratov, Président de l'Association des Enseignants de Langues Romanes de la Région de Moscou a pris la parole, en insistant non seulement sur la place particulière qu'occupe la langue française en Russie, mais aussi sur son rôle international comme moyen d'expression et de communication entre les peuples autour de valeurs communes.

 

Puis place a été laissée à la musique, mais pas seulement. Des poèmes de Maurice Carême et Paul Eluard à la danse électro, des comédies musicales aux classiques de la chanson française, en passant par Je peux voler, époustouflante interprétation d'une élève de 9ème de sa propre adaptation en français de I can fly, ce sont toutes les facettes de la culture française qui ont brillé sur la scène du festival.

Des saynètes pleines d'humour adaptées des contes de Perrault sont également venues émailler le spectacle.

L'aspect pédagogique n'a bien sûr pas été oublié. Après la pause déjeuner, le festival a repris avec des leçons ouvertes.

Ce moment d'échange professionnel a permis d'aborder en pratique les questions de l'utilisation du numérique dans l'enseignement du français, de l'étude de documents originaux, et de l'intégration en cours de langue d'éléments de civilisation et de culture générale.

Après cela le spectacle a repris ses droits avec un nouveau souffle. Une énergique interprétation de Que l'amour est violent par un ensemble d'élèves venus de la Cité de Etoiles a enflammé la salle.

Une fête ne saurait être complète sans un opus de Patrick Sébastien. Ce furent Les sardines, élevées pour l'occasion au rang de satire sociale car la partie ancienne de l'école est en travaux depuis plusieurs années et les 1300 élèves doivent pour l'instant se contenter des deux tiers de l'espace prévu.

Puis ce fut le moment pour les organisateurs et invités de prendre la parole. Marina Kharlamova, enseignante de français et instigatrice du festival a remercié les participants et reçu les félicitations pour la haute tenue de l’événement.

Ce fut ensuite au tour de Pierre-Alain Dumont, lecteur de français à l'université d’État de la région de Moscou de s'exprimer. Il a remercié les participants au nom de la France pour l'amour qu'ils portent à sa langue et qui s'est incarné dans ce festival. Il a également souligné les talents artistiques des élèves et la somme de travail déployée pour faire de ce festival le succès obtenu.

Le Directeur du département des langues romanes de l'université d’État de la région de Moscou Igor Skouratov a également pris la parole pour remercier organisateurs et participants, puis fidèle au mot de Beaumarchais selon lequel en France tout finit par des chansons, il a entonné Le temps du muguet dans ses versions française et originale, reprises en cœur par l'assemblée.